Liberté !

Liberté !

  • Signé Lilou la Chouette

« On lâche rien »

Les Pidous, la banane, toujours cette motivation au service de la démocratie et ce désir d’éveiller les consciences à la politique actuelle. Nous discutons, nous partageons et nous ne cessons d’être surpris par la contagions de l’empathie et de l’amour. Soleil, bonne humeur et liberté étaient les seules règles sanitaires de rigueur pour notre bonne santé physique et mentale. Nous avons pu voir de nouveaux visages, des personnes qui ne sont pas dans des mouvements mais qui veulent également s’exprimer. Des militants francophones et néerlandophones ont pu échanger afin de parler du RIC (Referendum d’Initiative Citoyenne) et récolter des signatures dans la positivité, plusieurs médias étaient présents, la pêche ! Oups.. la banane pour nous rapprocher.

« Le Citoyen Inconnu à l’honneur »

Nous avons pu profiter d’une prestation riche en émotions. Il suffisait d’une guitare… accompagnée d’un artiste de talent, Guillaume nous a fait l’honneur de partager sa chanson en hommage au citoyen inconnu. Un vent de révolution et d’espoir, ce chant est un hymne à la réunification. Nous occupons l’espace grâce l’appel du citoyen inconnu, occupons les esprits et les cœurs grâce à cet air et ce texte magnifique de sens! Plusieurs chansons ont pu être interprétées et ce fut tellement énergisant!

« Un pays en ébullition »

J’ai fais la rencontre de citoyens qui ne connaissaient pas le citoyeninconnu mais qui, par instinct, sont venus pancartes à la main sur ce Mont des arts pour protester contre les mesures sanitaires. Le soleil brillait et la protestation était visible aux quatre coins de Bruxelles. A la Gare centrale j’ai vu quelque chose de merveilleux, les croyants des trois religions monothéistes étaient ensemble pour demander à pouvoir vivre leur culte. Juif, chrétiens et musulmans se sont arrêtés pour se regarder, à l’appel d’un citoyen, ils se sont dit, shalom, salam, que Dieu te bénisse. Sur la Place St Catherine les gens se sont assis à terre et ont investis la place où d’habitude les terrasses ne désemplissent pas, avec pour accompagnement à boire, de la musique et des éclats de rires. Au Bois de la Cambre la Belle ne dormait pas, la pelouse était le refuge d’une jeunesse saturée et essoufflée des restrictions sans cohérence. Partout… la vie avait repris ses droits, le droit d’échanger, de danser, de sourire, de sentir le soleil sur nos visages et le souffle d’un petit vent frais oublié depuis trop longtemps.

« Le soleil brille, nos yeux aussi »

Je tiens à remercier également un citoyen inconnu mais tellement attentionné, chaque semaine il nous gâte, il prend soins de nous et fait en sorte que ce moment soit convivial. Merci pour le vin chaud, merci pour le café. Merci pour tant de partages ! Je profite du haut des marches du Mont des art, une guitare mélodieuse, un saxophoniste parfois deux, la fête bat son plein sur ma belle Bruxelles, et si on vous demande en a-t-on le droit, répondez en bon bruxellois : Non peut être!