Les baillons de la lutte!

Les baillons de la lutte!

  • Signé Lilou la Chouette

« La pensée unique et ses dérives… »

Nous avons tous une faiblesse, un secret, un masque ou simplement… peur. Pour distinguer les différents degrés de baillons, nous leur donnerons des noms. Dénonçons nos bourreaux de la pensée, les censeurs de paroliers, les bien- pensants aux esprits étriqués, la police des mots bien ordonnés, la caste des moralisateurs aux arguments sous développés.

« Le bâillon d’or »

Pour certains, la prison est déjà dans leur tête, il s’interdisent de penser, d’avoir un avis, ils se bâillonnent l’esprit, souffrent en silence et ne laissent pas le souffle d’une pensée critique s’échapper. Penser, serait dés lors presque indécent, un repli dans un complexe d’infériorité encouragé dès le plus jeune âge. « La culture du silence », une construction sociétale qui véhicule un message simple et efficace, « pas de diplôme, pas de connaissances », « pas de compétence dans le domaine, pas de critique ». Je l’accepte, sauf que dans notre cas précis, beaucoup de nos concitoyens se sont construits dans l’amalgame entre connaissances et réflexions. Nous pouvons réfléchir et par automatisme nous rechercherons la connaissance, afin que notre réflexion ne soit pas biaisée. N’appelle t- on pas ce phénomène « la curiosité »? Ce qui nous mène à la deuxième catégorie.

« Le bâillon du torturé »

Pour d’autres, la réflexion est un sport mais ils s’interdisent d’exprimer leur pensée, recherchant sans relâche  » le pourquoi du comment » mais refusant catégoriquement de partager leurs idées. Ici, le bâillon se trouve dans le regard de l’autre, l’autre c’est cette société avec ses codes bien définis, où la figure d’autorité et ses acquis sont plus importants que le bon sens et l’innovation. Cette société où il serait impensable de remettre en cause un jugement, un avis, un ordre, une étude, une thèse où l’hypothèse n’a pas sa place. Une société où la pensée unique a le vent en poupe marginalise les individus qui se donnent le droit à la réflexion.

« Le bâillon identitaire »

Nous avons la troisième catégorie qui se traduit par une auto-censure sous couvert de sacro bien pensance ambiante. Ces personnes ne veulent pas être catégorisées et coincées dans une case qui ne leur correspond pas. Elles ne se pensent pas légitimes pour aborder certains sujets souvent sensibles et dans l’air du temps car leur idéologie, leur éducation, sexe, ethnie sont à l’opposés des groupes de personnes concernées. L’idée même de souffler un avis divergent devient dés lors un risque de perdre des amis, un emploi ou sa famille.

« Osons »

Au final, ne sommes-nous pas bâillonnés d’une certaine manière de notre propre chef? N’ayons pas peur des mots bâillons qui ne servent, trop souvent, qu’à prouver que votre interlocuteur est en manque d’arguments. Ne laissons pas des mots enchainer nos pensées et nous réduire au silence. Brisons la glace, foutons le feu au débat ! Ne reculons pas devant certains termes qui sont contre productifs. Osons la rhétorique, nous sommes tous des artistes, échangez avec éloquence. N’ayez plus peur des – phobes et des – istes qui parasitent nos échanges. L’être humain à un esprit complexe, jouons de nos différences pour enrichir nos esprits, aiguisons notre analyse en écoutant différents points de vue, ne restons pas confortablement dans une bulle de sécurité intellectuelle.

Je vole haut et j’observe mon pays, il est tristement fracturé et nous ne pourrons le sauver que d’une seule manière … le souder!

Lilou La Chouette

Une réponse

  1. Cool je fais des chansonset j ai des texts informatifs
    Dansesoleil@gmail.com

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